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Nouna, le il y a 8 années et 8 mois.
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Des différences de sensibilité variétale aux viroses existent certes, mais seule l’épuration nous permet de produire un plant de qualité non dégénéré.
En quoi consiste l’épuration ?
ca consiste à éliminer les plants qui présentent des symptômes de viroses.
En pratique , une équipe parcours la parcelle de production de plant et examine rang par rang le feuillage des pommes de terre a la recherche des symptômes viraux ( virus X, Y, enroulement) . Le plant qui présente un symptôme est arraché et mis dans un sac pour destruction . Cette épuration permet de produire des plants de pomme de terre indemnes de virose ( en plus de la protection spécifique contre les pucerons vecteurs des virus)
lan , spatz et les autres
dans l’exemple que j’ai cité, la problématique était qu’il n’y a plus de chercheur pour travailler sur les problématiques sanitaires ou variétales de l’ail;… il n’y avait plus de scientifiques à l’iNRA, au CIRAD, en charge du dossier!
alors comment faire?
beaucoup étaient perdus, le dernier dinosaure ayant croisé les équipes à l’origine des recherches variétales et virales sur l’ail à du se mettre à l’action, se sortir les doigts du c.l!
et donc sans autres moyens qe ses bras et son cerveau, il à fallu trouver une solution!
rapidement j’ai observé que le phénomène se developpait sur les plantes, et que les bulbes filles présentent ce symptôme.
fort de cela, j’en ai déduit qu’il y avait un pathogène, ( sans qu’il n’ai été possible de le valider), et partant de ce concept j’ai mis en œuvre les moyens pour conserver les individus qui ne présentaient pas le phénomène, et même les multiplier pour ensuite reconstituer les premières générations du schéma de multiplication; ça à marché du tonnerre!pour ce qui concerne mes colonies, face à des résultats mauvais depuis 3 années, alors que j’ai eu de bonnes années par le passé, j’ai fait l’hypothèse qu’il y a un problème( je n’ai pas beaucoup de ruches qui moussent d’abeille.( serait ce les cires qui sont trop vieilles,des reines mal élevées, de la LA latente,l’apiculteur qui n’est pas performant….. je ne sais pas,…..)
j’ai donc en aout sur un nouveau rucher, acheté des ruches d’un collègue ; des ruches qui lui donnaient de bons résultats( en aout ça moussait d’abeille), j’ai également réalisé des essaims fin aout avec la méthode Ispat (merci ISPAT!)
je vais donc à partir de celles ci réaliser des essaims, sur cire propre(….),avec du bon sirop, pour tenter d’avoir de bons essaims en 2017.
en redémarrant sur du matériel sains , j’espère repartir sur de bonnes bases, ça à marché pour l’ail, pourquoi pas pour les abeilles!!
picoutyPS: personne ne connais tout, mais tout le monde y connait un peu, lorsque la bonne humeur est là,ce forum permet de croiser les info, et de progresser, j’en suis convaincu
àN142CA
selectionner en discriminant les quelques meilleures et voir au fur et à mesure du temps si leurs qualités se confirment, ça prend du temps alors autant commencer tout de suite ,
Ne pas forcément éliminer tout de suite les déchets de sélection mais acquérir progressivement une méthodologie en explorant plusieurs pistes et toujours garder sous le coude une diversité des caractèresAnonymeil y a 8 années et 9 moisRang: ReineMessages: 159220 ptsBonjour à tous,
Chez moi, je fonctionne par lots.
J’ai environ 9 souches. 5 ou 6 bien éprouvées, et 2 ou 3 en test plus ou moins concluant.
Sur ces lots, je compare les colonies de même souche entre elles, sur un même rucher.
Et bien entendu je compare en règle générale toutes les meilleures entre elles.Il y a des impondérables qui font passer à la trappe la colonie :
-un comptage varroa en saison qui révèle une grosse infestation : je ne reproduit pas.
-un printemps avec trop de couvain mosaïque : je ne reproduit pas (j’élimine la reine et je divise)
-des cadres secs une situation de famine : je nourris pour division/remèrage mais pas à reproduireLe tri est finalement vite fait. Je sélectionne plusieurs donneuse pour le greffage année N. Au printemps N+1, les meilleures de ces sélections seront les donneuses.
Je test aussi des fois la reproduction d’une colonie que j’aime bien, mais qui ne répond pas à toutes mes exigences (là c’est le cœur qui parle, parfois ça donne de bonnes surprises).Je me vois bien avec 15 à 20 souches différentes pour 200 colonies. Pour le moment je suis dans ce ratio. Je veux garder une bonne diversité génétique et quelques éleveurs de noires de mon coin ont des bonnes colonies que j’aimerais amener dans ma sélection.
En prenant de bonnes habitudes de suivi, ça se fait bien.
Bravo!
voila quelque chose de concret!
tu travaille comme cela depuis combien de temps?
as tu différents ruchers; comment gère tu cela géographiquement?Anonymeil y a 8 années et 8 moisRang: ReineMessages: 159220 ptsDepuis pas longtemps!
4 ans! Mais le début était folklo…
Ça fait que 2 ans que c’est rodé…Je mets un peu de tout sur mes ruchers, pour le moment ça se gérait facilement avec ma petite production, mais l an prochain je produis plus et va falloir gérer la pose des essaims…
Je sais pas trop encore comment je vais faire!J ai l hiver pour y penser!
perso
je pense trouver un autre rucher, afin d’enlever toutes mes colonies à coté de la maison.
ensuite j’y rapporterais:
1 °les ruches pour prélever les larves
2° les autres bonnes ruches pour bénéficier des mâles
3° les essaims qui seront fécondées par les mâles de mes ruches,(et ceux d’un voisin qui s’est découvert depuis 3 ans, une passion pour la préservation des abeilles qui sont en danger.
Il compte sauver l’espèce avec 3 kényanes !)
3’° je pourrais coucouner les essaims, les nourrir comme il le faut!
de ce fait j’écarterais rapidement les non valeurs toujours qui habituellement trainent a coté des essaims à la recherche de géniteurs de qualité!Pour les amateurs d’études, 2 articles intéressants sur la résistance des abeilles, la génétique, les effets de l’importation d’abeilles étrangères…
http://itsap.asso.fr/recherche-meilleure-abeille/
https://lejournal.cnrs.fr/articles/pourquoi-les-abeilles-disparaissentje copie la conclusion de la première étude donnée par nouna
a meilleure abeille n’existe pas!
En conclusion, cette expérience a démontré que » la meilleure abeille » ayant des performances excellentes et une tolérance supérieure aux maladies quel que soit son environnement, n’existe pas. Au lieu de cela, les abeilles locales se sont révélées non seulement comme celles ayant la plus longue durée de vie, mais dans de nombreux cas également comme celles ayant les meilleurs scores pour la douceur et la production de miel.
Par conséquent, les auteurs de cette étude suggèrent de consacrer plus d’attention à la préservation de la diversité des ressources génétiques des abeilles à travers l’Europe. Une façon d’atteindre cet objectif pourrait être la mise en place de zones de conservation pour protéger les populations menacées d’introgression par des importations d’abeilles. Ils tiennent aussi à souligner la nécessité d’efforts de sélection et d’élevage pour améliorer les souches locales et de ce fait augmenter leur valeur et intérêt aux yeux des apiculteurs du cru. Une attention particulière au sein de ces programmes devrait être consacrée à des caractères comme la résistance aux maladies et la vitalité.
L’importation incontrôlée de souches d’abeilles provenant de différentes régions du monde met en danger les populations d’abeilles locales bien adaptées et n’est souvent pas à l’avantage des apiculteurs, comme cette étude le démontre. Pour tous les apiculteurs, la recommandation des scientifiques impliqués dans cette étude est d’acheter des reines à des éleveurs locaux qui ont sélectionné et évalué leurs souches sur le long terme dans leur propre région.
Les résultats de cette expérience ont été publiés en ligne dans le numéro spécial (mai 2014) du Journal of Apicultural Research (www.ibrabee.org).
Par contre pour la durée de survie des abeilles locales (de plusieurs pays), c’est plus, mais deux mois et demi seulement.
On pourrait conclure qu’à l’étranger, ils bossent mieux, à plus grande échelle, et pour moins cher que nous, non? Si non pourquoi on importerait ?Mais comment fait ton pour avoir de l’abeille noire locale, car j’ai mes 3 première ruches en noire mais a l’origine les noires du ruchers ou j’ai récupérer les essaims viennent de l’Ain donc des pas très locales tout compte fais
Je crois que mes bouck née dans mon rucher sont plus locales que certaines noires de mes voisins ou leur ruches descendre régulièrement séjourné a certaine période dans le sud de la franceAno, les “buck” nées dans ton rucher ne sont plus des “buck” mais des bâtardes. C’est le problème actuellement : à force d’acheter des bucks ou des abeilles étrangères, la noire est de plus en plus dégénérée et de moins en moins adaptée à sa région. Concernant la réputation d’agressive des noires, constatations de L. Garnery :
http://www.rustica.fr/blog-redaction/tigresse-rucher-huit-idees-recues-sur-abeilles-noires,222.html
“Il a fallu un million d’années pour former les 29 sous-espèces d’abeilles, et en 50 ans, on les homogénéise!”… “on crée des cocktails explosifs en important des abeilles du monde entier”.
http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/cri-d-alarme-pour-l-abeille-noire-l-abeille-de-l-ouest-europeen_18170Il y a une bonne nouvelle néanmoins, de plus en plus de conservatoires sont créés un peu partout en France et en Europe. Ainsi a pu voir le jour la FEDCAN Fédération Européenne des Conservatoires de l’Abeille Noire
http://www.fedcan.org/Alors on peut encore espérer que les apiculteurs désireux de sauver notre abeille à long terme seront de plus en plus nombreux et se feront davantage connaître et faire des adeptes, que l’apiculture ne soit plus uniquement l’objet de rentabilité à court terme.
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